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Darkfairy Land

Photo de Ariankara

Ariankara

Description :

bienvenue sur DarkFairy Land

Ce skyblog regroupe mes textes, des images que j'aimes et bien sur des références visuelles et textuelles sur un monde que j'adore, l'imaginaire ésotérique. Bref beaucoup de référence aux vampires, aux fées et aux dragons, êtres sorties de l'imaginaire débridé ou non d'auteurs à travers les siècles.

Les images ne sont pas de moi, sauf sous indication contraire. Merci aux auteurs. Si vous voyez votre oeuvre et que vous souhaitez que je l'enlève, écrivez moi!

Sur ce bonne lecture:)

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  • Création : 17/03/2007 à 17:43
  • Mise à jour : 29/09/2010 à 19:39
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Dark Fairie Tales

Dark Fairie Tales

Une fenêtre sur un univers sombre. Voilà ce qu'est Dark Fairie Tales, ne pensez pas trouver ici de beaux contes de fées, mais des histoires d'âmes torturées et d'amour distordu dans un fond fantastique. Rassurez-vous, elles finissent bien... Pour la plupart!


Dark Fairie Tales
Crédit de l'image : Le labyrinthe de Pan - 2006
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#Posté le lundi 28 mai 2007 10:57

Modifié le dimanche 19 septembre 2010 14:59

Mensonges et rêveries

Il n'y avait dans cette salle que des mots doux, d'éc½urants relents de tendresse déchues. Éléanore avança doucement, la pièce était sombre, les fenêtres drapées de soieries ténébreuses, les murs étaient couverts de miroirs qui ne semblaient refléter que le néant et, au plafond, brillait une sphère. Malgré son apparence lumineuse, son éclat donnait froid dans le dos, comme si derrière sa façade de givre, elle narguait son spectateur. "Tu ne sortiras pas d'ici indemne.", semblait-elle dire. De légères pétales de roses aux délicat colorie virevoltaient dans l'espace. Éléanore s'avança encore plus, le regard fixer sur la lumière qui émanait de la sphère lorsque des mains se posèrent sur elle, rassurantes. Elle ne sursauta pas, ne tenta pas de se retourner, elle semblait attendre. Des lèvres glissèrent sur son cou dénudé, ses cheveux ayant été relevés d'une main experte. La douce caresse glissa sur ses épaules et Éléanore fixa le miroir face à elle. Elle y vit son reflet, celui d'une jeune femme délicate, la peau blanche contrastant avec sa camisole de soie noire, les hanches soulignées par une jupe à volant donc le tissu semblait être fait de toiles d'araignées. Une main fine mais virile couvrait son ventre et sa jumelle frôlait sa joue en laissant échapper quelques mèches sombres. Ses yeux verrons parcoururent l'homme qui se tenait derrière elle, elle vit ses yeux verts qui la fixèrent alors qu'elle ressentit une vive douleur sur son épaule. Elle se tourna pour voir ce qui s'était passé..

- Élie! Allez lève toi!!! Tu vas encore être en retard!!!
- Heu.. hein?

Éléanore s'ébroua doucement en s'extirpant des brumes de son rêves, les yeux verts de l'homme hantant encore sa mémoire. Il lui semblait tellement commun, comme si elle le connaissait... Elle se leva, pesta contre sa coloc et entrepris de choisir quelques vêtements... Elle se regarda finalement dans le miroir de sa garde-robe et ajusta sa tenue. Elle avait choisi une jupe courte qui lui arrivait à mi-cuisse ainsi qu'un top de style corset qui était ouvert dans le dos et laçai par un ruban de satin noir. Elle passa des boucles d'oreilles en onyx à ses oreilles et un bracelet en argent. Elle brossa ses cheveux et les noua en un chignon lache avant de sortir dans la petite cuisine. Elle vit sa colocataire assise à la table en train de boire son café matinal. Beaucoup de sucre surtout! C'était le "dada" de Sélène, elle devait absolument avoir sa dose de sucre le matin, sinon elle était insupportable! Son amie était habillée à son habitude en noir et mauve, Éléanore se demandait parfois s'il lui arrivait d'avoir d'autres couleurs dans sa garde-robe

(bien sur que non... tu magasines toujours avec elle!).

Elle sourit à son amie et s'assis à la table après s'être versé un verre de lait de soya au chocolat. Éléanore était une végétarienne convaincue et elle consommait très peu de produits venant de la production animale.

- Alors, qu'est-ce que tu fais aujourd'hui?, lui demanda Sélène.
- Je ne sais pas.. Probablement que je vais encore faire l'inventaire.. Personne ne vient à la boutique! Et toi? encore une enquête? La fondation ne te donne jamais de congé?

Éléanore se mit à rire comme si elle venait de faire une bonne blague.. Demander à Sélène de prendre une journée "pour elle" revenait à vouloir arrêter la faucheuse! Elle n'arrêtait jamais, encore moins si son beau Alucard était présent.. ou encore ce vieux Walter. Éléanore se demandait souvent ce qu'elle pouvait bien trouver à ce sexagénaire malgré le fait qu'il était assez séduisant encore pour un homme de cet âge. "probablement qu'il est encore apte à quelques trucs..." pensa-t-elle. Puis, elle se cala sur sa chaise, termina son verre et pensa à la journée qui se défilait devant elle. Elle travaillait depuis 3 mois dans une boutique nouvellement ouverte, le Sang Gothique, et se disait qu'elle aurait probablement encore à étiquetter et faire l'inventaire de ce que l'arrière-boutique contenait. Elle en avait un peu marre mais au moins, elle avait un bon rabais sur les vêtement! Elle sourit en pensant que son anniversaire arrivait et qu'elle avait vu une belle montre, puis se leva pour rincer son verre. Elle se dirigea vers le porte-manteau et prit son sac à main, un vieux sac à l'allure victorienne donc elle n'arrivait pas à se séparer, et sorti en faisant un signe d'aurevoir à son amie. Elle se rendit au premier étage, ouvrit son sac et en sorti une petite clé argentée qu'elle inséra dans la fente d'une petite porte noire. Son nom et celui de son amie s'y détachaient en lettres blanches. Elle en sortit quelques enveloppes, la dernière cuvée de poste qu'elles avaient reçues. Elle fourra les papiers dans son sac et referma la porte, une enveloppe s'échappa du sac encore ouvert et tomba sur le sol. Le logo de l'université Princeton s'y détachait dans un coin...



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#Posté le mercredi 18 août 2010 21:09

Modifié le samedi 21 août 2010 16:03

Mensonges et rêveries - Part 2

Mensonges et rêveries - Part 2Éléanore attendait dans la petite boutique, elle l'avait ouverte à 8h00 pile, mais les clients étaient rare en ce Lundi matin. La petite pièce qui faisait office de boutique était accueillante, pour quelqu'un qui appréciait la beauté ténébreuse. Les murs étaient peint en bourgogne et de larges draperies sombres couvraient les murs du fond. Une estrade avait été monté au centre et un cercueil en ébène y trônait. Un banc à l'aspect victorien y était adossé et on y avait placé des mannequins de cire très réaliste. Une jeune femme était assise sur le banc, son regard tourné vers l'homme couché dans le cercueil, un air triste dans les yeux, sa main blanche reposant sur celle du mort. Une musique mélancolique jouait dans la petite boutique, donnant encore plus une impression de désespoir et de mort.

Éléanore aimait bien l'ambiance qui y régnait, elle s'y sentait toujours bien. Elle était assise sur un petit tabouret de bar donc le siège avait été recouvert de velours noir et tapotait le comptoir de marbre sombre de ses ongles manucurés en violet. Elle se pencha, sa jupe vaporeuse recouvrant les pattes d'aluminium du tabouret, et attrapa une enveloppe dans son sac. Elle se releva, ses cheveux venant couvrir son visage durant un instant. Une lueur de douleur passa sur son visage. Elle tritura la lettre entre ses doigts pour la millième fois... Les plis en étaient usés, le papier s'y déchirant par petits bouts. Elle la déplia doucement et commença à relire les mots écrits dans une écriture cursive à la fois cassante et délicate, comme si son propriétaire avait tenté de réfréner son ardeur et d'y transcrire de doux sentiments.

"Chère Éléanore,
Je sais qu'il y a déjà plusieurs semaines que je ne t'ai écrit et pourtant... Tes lettres m'accompagnent en tout temps et je m'ennuie. Je m'ennuie de ta présence et de ton parfum de violette. J'ai hâte de te revoir, hâte de te prendre dans mes bras et de m'enivrer de ton être. Quand reviens-tu? Il y a déjà, à mon sens, si longtemps que tu es partie, même si cela ne fait que quelques mois à peine. J'ai peur que tu ne veuilles plus de moi, que tu t'éloignes et que je te perde. Que tu rencontres quelqu'un d'autre, quelqu'un qui pourrait être près de toi alors que je suis si loin... J'ai entendu notre chanson aujourd'hui et je ne sais plus quoi penser. Laisser tomber ce qui se passe ici et te retrouver? Pourtant, je sais que tu me dirais de ne pas y penser, de me concentrer sur ce que je fais, qu'il est plus important pour nous que je retrouve ce livre... Que je finisse ce qui est devenu la quête d'une vie, celle de mon père puis de la mienne... Que je retrouve ce maudit livre qui a tellement su briser ma famille...

Mais tu me manques et je ne sais plus que faire...
Je t'aime
William"

Les larmes coulaient sur les joues de la jeune femme. Cela faisait déjà presque un an qu'elle avait quitté le New Jersey. Elle y était allée pendant quelques mois pour y Prejoindre son père. Elle y avait fait quelques rencontres assez agréables, mais une en particulier l'avait marquée. Williams était étudiant en archéologie, il avait suivi son père à Princeton mais également pour lui donner un coup de main dans la recherche d'un livre que sa famille recherchait depuis des lustres... Ils avaient passés de bons moments, William lui avait montré quelques endroits des lieux de fouilles, la plupart se trouvant dans un endroit boisé. Elle avait toujours aimé ces histoires de trésors perdus et selon le père de William, celui-ci semblait très précieux et mystérieux. William lui avait dit que le livre avait été écrit à l'époque de la guerre civile par un de ses ancêtres et racontaient une histoire bien différente de celles des livres d'histoires. Il n'avait pas voulu lui en dire plus, s'étant contenté de sourire chaque fois qu'elle lui posait plus de questions.

Le temps avait passé, ils étaient devenus très proches, un couple aurait dit leurs proches si on leur avait posé la question. À la fin de l'été, Éléanore était rentrée à Montréal. Ils s'écrivaient souvent. Puis William avait espacé ses lettres pour finalement lui avouer que son père était mourant. Au décès, la jeune femme y était retournée pour soutenir l'homme qu'elle aimait dans son deuil. Ils étaient redevenus aussi proches qu'avant son départ mais jamais William ne s'était montré plus entreprenant, il s'était contenté de l'enlacer et de l'embrasser sur le front, jamais plus. Il savait qu'elle n'avait jamais connu l'expérience d'être avec un homme et il ne la brusquait pas. Puis un soir, ils s'étaient retrouvés chez lui pour bavarder. Éléanore avait bu un verre de Whisky avant de le retrouver, pour se donner du courage... Elle se sentait prête, elle en voulait plus mais la gêne l'empêchait d'aller plus loin. Ils avaient décidés d'écouter un film. Ils s'étaient allongés sur la causeuse, puis il l'avait tendrement enlacé et avait glissé une main sur ses cheveux. Elle avait doucement fermé les yeux, savourant la caresse, puis il avait posé sa main sur la sienne, sur son ventre. Leurs corps étaient lovés l'un contre l'autre, sa tête reposant délicatement sur celle d'Éléanore. Elle s'était alors retournée pour le regarder, il lui avait souri et elle avait posé délicatement ses lèvres sur les siennes, puis les pressant plus fortement. Il lui avait rendu son baiser, un éclat dans les yeux, à la fois assoiffé d'amour mais retenu dans sa fougue, comme s'il ne voulait la blesser... Il l'avait doucement caressé, s'étant montré très doux. La nuit avait été magique pour elle. Lui qui n'avait jamais osé aller plus loin au cours des dernières semaines, semblait vouloir se reprendre et lui montrer tout l'amour qu'il avait pour elle. Le matin avait fini par se lever et les avait trouvés enlacer dans des draps blancs. William l'avait quitté au matin pour se rendre sur le chantier de son père, la laissant nue et comblée entre les draps, un dernier baiser sur le front en guise d'au revoir...

Éléanore refoula ses larmes et chiffonna la lettre qu'elle lança avec rage contre le mur. Ces beaux moments ne semblaient plus vouloir dire quoi que ce soit... Tout ce qui lui revenait lorsqu'elle pensait à cette journée, ce n'était pas le plaisir et la douceur de ce qu'il avait partagé... C'était les cris qu'elle avait lancés et les larmes qu'elle avait versé lorsque la policière lui avait annoncé que William avait eu un accident, c'était l'état semi-conscient qu'elle avait eu durant plusieurs jours quand elle avait compris qu'il avait disparu, c'était le désespoir qui l'avait fait sombrer... Quand elle avait compris qu'il ne reviendrait pas... On lui avait dit qu'il avait fait une chute dans une ouverture sur le chantier, l'entrée précaire d'une grotte souterraine s'était effondré sous le poids de William et il avait fait une chute, on lui avait dit qu'on n'avait pas encore retrouvé son corps. Les semaines avaient passées et on ne l'avait toujours pas retrouvé. La grotte avait été fouillée mais son corps était resté introuvable. Éléanore avait senti l'espoir renaître, il avait réussi à s'en sortir et il allait revenir. Mais au bout de quelques mois, elle s'était rendu à l'évidence et le choc l'avait rendu amère et dépressive. Elle avait quitté le New Jersey pour retourner vivre avec sa mère mais avait été incapable de s'adapter. Elle avait fini par se trouver un appartement avec son amie et une job dans la boutique... Elle avait presque oubliée avoir fait une demande à l'université de Princeton...
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#Posté le samedi 21 août 2010 18:07

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